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Papier & forêt

La forêt

forêtC'est une évidence : la forêt joue un rôle fondamental dans l'écosystème planétaire. Elle assure le maintien de la biodiversité de la faune et la flore. Elle offre des ressources inépuisables. Elle empêche les sols de s'appauvrir et les protège contre l'érosion. Elle régule les climats. Elle lutte contre l'effet de serre en absorbant le CO2 . Elle est un élément naturel qui contribue à la rencontre des objectifs de Kyoto.

Une forêt entretenue est un important puits de fixation du dioxyde de carbone (CO2). Elle doit être renouvellée constamment ce qui par ailleurs contribue à la lutte contre l'effet de serre car plus les arbres sont jeunes, plus ils absorbent de CO2. Sans entretien, une forêt voit ses arbres mourir et libérer tout le carbone contenu dans ses fibres de bois. Bien l'entretenir et la pérenniser est donc un impératif écologique. Le cycle forestier ne peut donc se passer des éclaircies et de l'exploitation d'arbres arrivés à maturité.

L'industrie papetière belge n'utilise que des sous-produits de la forêt et des industries du bois : les houppiers (cimes), les petits bois de coupe sanitaire de résineux, les coupes d'éclaircies de futaies feuillues, les taillis, les déchets de la scierie (plaquettes). Tous ces bois sont de qualité insuffisante pour le sciage. On n'abat donc jamais un chêne de 100 ans pour fabriquer du papier !

La certification forestière

La forêt belge en quelques chiffres...
  • ± 693.000 ha : 50% de résineux et 50% de feuillus
  • 52,2% de propriétés privées et 47,5% de publiques
  • Capital sur pied : 172 millions de m3
  • Accroissement annuel : 5,3 millions m3
  • Récolte : 4,8 millions m3
  • La surface boisée a augmenté de 25% en 100 ans
Depuis quelques années, les autorités et les propriétaires développent ensemble, et sur une base volontaire, des programmes de contrôle pour s'assurer que les forêts sont bien gérées. La certification forestière assure que le bois provient de forêts gérées durablement et répondent donc à un ensemble de critères. Ce qui signifie non seulement qu'elles sont bien entretenues et replantées continuellement, mais qu'elles rencontrent également une série de conditions sociale, économique et écologique.
Notre pays est d'ailleurs très connu pour sa grande expertise forestière et pour les performances de ses techniques sylvicoles. Il existe en Belgique deux systèmes de certifications reconnues : le FSC (Forest Stewardship Council) et le PEFC (Program for Endorsment of Forest Certification schemes).

L'industrie du papier et du carton encourage et soutient la certification forestière. Le développement durable de la forêt est, pour elle, essentiel car la forêt représente la principale source de matières premières renouvelables pour son secteur.

La certification en quelques chiffres...
  • En Belgique, 41% des forêts sont certifiées PEFC et 4% sont certifiées FSC.
  • En Europe, la surface forestière certifiée s'accroît de 500.000 ha/an (source : FAO)
  • 50% des forêts européennes sont certifiées, ce qui ne signifie pas que les autres forêts ne sont pas gérées durablement. Simplement elles ne possèdent pas de certificat.

Sous-produits des scieries et exploitation forestière

Une quantité importante de bois utilisé pour la fabrication de pâte à papier provient des scieries: ce sont les chutes de sciages constituées par les côtés et les extrémités des troncs. Impropres à l'industrie du meuble et à la construction, ces chutes sont transformées en plaquettes et valorisées par le secteur papetier, au lieu d'être incinérées ou mises en décharge.

Concrètement, les sous-produits des scieries, généralement peu valorisés, ne trouveraient que peu de débouché sans celui de l'industrie du papier. Celle-ci permet une valorisation optimale des sous-produits de la forêt et de l'industrie du bois.

L'apport des scieries et les sous-produits de la forêt en quelques chiffres...
  • 250.000 tonnes de plaquettes, ce qui représente plus d'1/3 de la consommation en bois de l'industrie du papier
  • 1.430.000 tonnes de bois rond sont consommés annuellement
  • Les déchets du sciage peuvent représenter jusqu'à 50% du volume de l'arbre.

La certification 'chaîne de contrôle'

Une fois l'approvisionnement durable en fibres assuré pour le papetier, encore faut-il pouvoir garantir au client que les fibres contenues dans le papier qu'il achète proviennent effectivement de forêts gérées durablement. C'est le rôle des certifications de Chaîne de Contrôle. Ces certifications garantissent un suivi des matières premières durables tout au long de la chaîne de production. Ces certifications existent notamment dans les systèmes FSC et PEFC. En 2013, 90% de la capacité de production de l'industrie papetière européenne était couverte par ce type de certification.

Malheureusement des pratiques de gestion d'exploitation inacceptables ont encore lieu dans certaines régions du monde. C'est le cas de l'Indonésie mais les produits en provenance de cette région ne sont quasi pas destinés au marché européen.

Dans certains pays tropicaux l'industrie gère des plantations d'arbres à croissance rapide tels que l'eucalyptus, le pin ou l'acacia. Ces plantations ne sont pas le résultat d'une déforestation mais bien de valorisation d'espaces agricoles inutilisés. Deux cas font exception : l'Indonésie et la Tasmanie où la forêt originale fait les frais d'une industrialisation cautionnée par les autorités locales.
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