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Papier & CO2 :
une fabrication respectueuse de l'environnement

Une plus grande efficience énergétique

recyclageL'énergie est une matière première essentielle à la fabrication du papier et du carton. L'industrie papetière veille à limiter le plus possible les besoins énergétiques nécessaires à la production, non seulement pour des raisons environnementales, mais aussi pour des raisons économiques.

Pour cela, elle investit constamment afin d'améliorer son efficience énergétique. Outre de nombreuses améliorations liées au processus de production même, elle base en grande partie son approvisionnement énergétique sur une énergie produite en cogénération. Il s'agit de produire simultanément de l'électricité et de la vapeur. Cette technique permet d'atteindre un très haut rendement énergétique : elle représente en 2011 près de 82% de l'énergie primaire du secteur, pionnier de cette technologie dans le monde industriel.

Depuis 10 ans, les entreprises belges du secteur se sont engagées formellement par le biais d'accords volontaires au niveau régional. En Wallonie, les papetiers, l'industrie transformatrice et l'industrie graphique se sont engagés à doubler leur efficience energétique. Par le biais d'un benchmarking, les entreprises en Flandre du secteur s'engageaient par ailleurs à atteindre le top mondial en matière de performance énergétique. En 2013 et 2014, l'ensemble des entreprises et le secteur papetier ont reconfirmé leurs efforts ambitieux à atteindre pour 2020.

Le secteur papetier belge souhaite poursuivre ses efforts et s'engager vis-à-vis des autorités à améliorer encore plus son efficience énergétique.

En outre, les producteurs de papier cherchent à produire eux-même l'énergie qu'ils consomment, notamment en valorisant des matières inutilisables pour la fabrication du produit lui-même ou des déchets issus du recyclage. Ces sous-produits pemettent en grande partie de produire de l'énergie renouvelable.

L'énergie en quelques chiffres...
  • La quantité d'énergie fossile nécessaire à la fabrication en Belgique d'une tonne de pâte/papier a diminué de 40% entre 1990 et 2011.
  • 82% de l'énergie consommée par le secteur provient d'installations de cogénération à hauts rendements énergétiques.

Une réduction des émissions de CO2

Au travers des accords volontaires régionaux initiés en 2003, le secteur papetier belge réduit de façon substantielle ses émissions de CO2 par tonne de pâte et papier produite. Cette réduction constitue une contribution concrète du secteur au défi global des changements climatiques.

Mais, le secteur a aussi choisi de développer l'utilisation d'énergies « vertes », c'est-à-dire renouvelables. Ainsi, les écorces et déchets de bois ainsi que les résidus de la production de pâte, impropres à la fabrication du papier, permettent, grâce à une chaudière appropriée, un important apport en énergie, neutre en termes de changements climatiques. En effet, le CO2 émis lors de la combustion de bois est en fait remis à l'atmosphère d'où il a été prélevé lors de sa fixation par l'arbre grâce à la photosynthèse.

C'est le cycle du CO2. Un des atouts de l'industrie papetière pour le futur est assurément d'utiliser une matière première renouvelable qui absorbe ses propres rejets en CO2.

Le CO2 en quelques chiffres...
  • La part des énergies « vertes » ou renouvelables dans la consommation énergétique du secteur a triplé entre 1990 et 2011. Les énergies vertes représentent ainsi en 2011 près de 51% de la consommation énergétique totale du secteur, ce qui fait de notre secteur un des plus avancés en la matière.
  • Ce recours aux énergies renouvelables correspond à une émission de CO2 « évitée » de plus 1,5 million de tonnes.
  • La quantité de CO2 d'origine fossile émise par tonne de pâte produite a été réduite de 40% entre 1990 et 2011. La production d'une tonne de pâte/papier en Belgique en 2011 implique encore l'émission de 407 kg de CO2..

Le papier et les changements climatiques

On le voit, l'industrie papetière a pris et continue de prendre ses responsabilités en matière de changements climatiques : amélioration de l'efficience énergétique de ses procédés, engagements volontaires à l'horizon 2012, investissements en cogénération, développement des énergies renouvelables, …

Mais l'industrie papetière n'est qu'une étape dans le cycle de vie du matériau 'papier'. Ce cycle commence avec la matière première de base du papier, le bois. Celui-ci est une matière première renouvelable qui, au travers de la photosynthèse, a fixé dans ses fibres du carbone atmosphérique, celui-là même qui est en grande partie responsable des changements climatiques. Le papier, valorisant les sous-produits de la forêt, prolonge ce stockage naturel du carbone et contribue à la lutte contre les changements climatiques. Et ce stockage est loin d'être négligeable : une tonne de papier stocke environ 1.400 kg CO2-équivalents. C'est 3 fois plus que les 400 kg de CO2 émis pour produire cette même tonne de papier.


En aval de la production du papier, l'industrie de la transformation du papier et l'industrie graphique prennent également leur responsabilité au travers de la conclusion d'accords volontaires visant à améliorer leur efficience énergétique et donc à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

L'industrie du recyclage des vieux papiers apporte également une contribution essentielle à la lutte contre les changements climatiques : le stockage du carbone atmosphérique dans les fibres du papier se prolonge d'autant plus que la collecte, le tri et le recyclage des vieux papiers se développent toujours davantage en Belgique et en Europe ! Et lorsqu'après plusieurs recyclages, la fibre de bois devient impropre au recyclage, sa valorisation énergétique produit une énergie renouvelable, sans impact sur les changements climatiques.

C'est donc toute la chaîne du papier qui contribue à réduire l'impact 'carbone' du papier, … ce matériau indispensable à notre vie de tous les jours.

S'il est un matériau à faible empreinte 'Carbone',… c'est bien le papier !
we love paper